📝 La CSG pour les investisseurs immobiliers en 2026 : ce qui pourrait changer
Depuis plusieurs mois, la question de la fiscalité des revenus immobiliers revient régulièrement dans les débats politiques. Parmi les pistes évoquées, une mesure retient particulièrement l’attention : la possible évolution du taux de CSG appliqué aux revenus fonciers et aux plus-values immobilières dès 2026. Même si aucune réforme n’a encore été officiellement adoptée, les scénarios étudiés par le gouvernement pourraient avoir un impact direct sur les propriétaires bailleurs, les investisseurs locatifs et les détenteurs de biens générant des revenus. Voici un tour d’horizon clair, complet et accessible pour comprendre ce qui pourrait changer.


🔍 1. Pourquoi une réforme de la CSG en 2026 ?
La contribution sociale généralisée (CSG) finance une grande partie de la protection sociale.
Or, les recettes issues de la CSG stagnent, tandis que les dépenses augmentent (santé, retraites, dépendance).
Ces dernières années, plusieurs rapports publics ont proposé :
une harmonisation de la CSG entre les différents types de revenus,
une hausse ciblée sur les revenus du capital,
ou encore un mécanisme progressif selon le niveau de revenu global.
Les revenus immobiliers (revenus fonciers classiques ou LMNP) pourraient donc être concernés.
📈 2. Quels scénarios sont actuellement envisagés ?
À ce stade, trois pistes circulent dans les cercles économiques et parlementaires :
✔ Scénario 1 — Augmentation du taux global sur les revenus fonciers
Actuellement, les prélèvements sociaux (dont la CSG) représentent 17,2 %.
Plusieurs propositions évoquent une hausse à 18 % ou 19 %, justifiée par la volonté :
d’aligner la fiscalité du capital sur celle du travail,
de compenser la baisse annoncée de l’impôt sur le revenu.
✔ Scénario 2 — Création d’une CSG “modulée” selon le type de bien
Une piste plus technique : un taux différent selon que le bien est :
loué en meublé (LMNP / LMP),
loué en nu,
ou qu’il s’agit d’un bien détenu via une SCI à l’IR.
Ce système viserait à réduire les écarts fiscaux entre les statuts.
✔ Scénario 3 — CSG progressive sur les gros patrimoines locatifs
Ce scénario, déjà testé dans plusieurs pays européens, prévoit :
17,2 % jusqu’à un certain montant de revenus,
puis une tranche supérieure pour les patrimoines dépassant un seuil (par exemple 50 000 € de revenus fonciers annuels).
🏡 3. Quelles conséquences pour les investisseurs ?
Même dans sa version la plus “douce”, la réforme pourrait entraîner :
✔ Une baisse de rentabilité nette
Chaque hausse de 1 % équivaut à une baisse de rendement d’environ 0,15 à 0,25 point, selon le régime fiscal.
✔ Un arbitrage entre nu et meublé
Le meublé, déjà plus fiscalement avantageux, pourrait devenir encore plus attractif si la CSG s’alourdit.
✔ Une accélération des ventes de biens à faible rendement
Les investisseurs pourraient arbitrer leurs biens les moins performants.
✔ Plus de structuration via SCI ou SAS immobilières
Si la CSG devient progressive, certains montages pourraient redevenir plus pertinents.
🧭 4. Comment les propriétaires peuvent-ils anticiper ?
Même si rien n’est voté, voici des actions déjà utiles pour 2025 :
🔎 Faire un audit de rentabilité réelle
Beaucoup d’investisseurs ignorent leur rendement net-net après imposition.
🛠 Optimiser les charges et les travaux déductibles
Surtout pour ceux au régime réel ou en SCI IR.
📘 Envisager une transformation en meublé
Dans certains cas, cela fait gagner 2 à 4 points de rentabilité.
💬 **Se faire accompagner
→ C’est précisément le rôle d’une agence comme Oppidum Immo.**
🎯 5. Une réforme encore incertaine… mais à surveiller de très près
Aucun texte n’est déposé pour l’instant, mais les trajectoires budgétaires montrent que :
➡️ une évolution de la CSG en 2026 est probable,
➡️ les revenus immobiliers seront très probablement concernés,
➡️ les bailleurs les plus taxés seront les plus impactés.
Les investisseurs doivent donc rester informés, et surtout anticiper dès maintenant.
❓ FAQ — CSG et immobilier en 2026
La réforme est-elle déjà votée ?
Non. Il s’agit de scénarios étudiés par plusieurs groupes de travail économiques.
Les plus-values immobilières seront-elles concernées ?
Possiblement. Une hausse de 1 à 2 points des prélèvements sociaux est l’un des scénarios étudiés.
Les locations meublées seront-elles touchées ?
Oui, sauf si une exception est prévue. Ce point fait débat.
Devons-nous modifier nos déclarations en 2025 ?
Non, la réforme viserait uniquement les revenus de 2026.
Est-ce le moment de vendre ?
Pas forcément : tout dépend du rendement réel et du marché local.
Un audit est recommandé.
